Sergio Morabito explore à travers ses œuvres les limites entre réalité et imagination.
Ses huiles et sculptures révèlent un univers où l’architecture se fait poésie, où les paysages deviennent des métaphores visuelles, et où chaque détail semble porter en lui une question existentielle.
La lumière et la couleur sont au cœur de ses peintures à l’huile, réalisées sur bois, sur toile et sur papier. Dans une nouvelle série de sculptures architecturales en plâtre silicaté blanc, Sergio – assisté par Jérôme Champsavoir – explore les jeux de volumes, de lumière et d’ombres portées.
Inspiré par le réalismo magico, les grands maîtres du Quattrocento italien, il crée des scènes où le spectateur est invité à découvrir des récits cachés et des énigmes à résoudre. Son travail nous interroge sur notre identité, la mémoire et la perception.
LES TERRITOIRES IMAGINAIRES DE SERGIO MORABITO, par Éva Prouteau critique d’art.
Depuis plus de vingt ans, l’artiste argentin Sergio Morabito développe une pratique singulière qui mêle peinture, dessin et sculpture, nourrie par une réflexion sur le paysage, l’architecture, le corps, la mémoire et les mythes. Par des techniques académiques, au premier rang desquelles figure la peinture à l’huile, l’artiste dialogue en permanence avec l’histoire de l’art, de et livre dans cette nouvelle exposition présentée à la galerie MIRA, un ensemble de visions intimes et puissantes, caractérisées par leurs dimensions symboliques et spirituelles.
L’exploration des espaces construits est au cœur de l’œuvre : Sergio Morabito travaille le paysage comme une forme de langage spatial, où l’homme semble avoir tout façonné. Souvent, dans ses compositions, l’artiste glisse de surcroît des architectures conceptuelles, boîtes mentales où évoluent des personnages génériques, aux activités énigmatiques. Dans cette atmosphère surréaliste, l’artiste multiplie les jeux perceptifs : ombres projetées fantasques, boule de lumière paranormale, circulations fabuleuses entre espaces intérieurs et extérieurs. Les tableaux agissent alors comme des objets magiques, déclencheurs de visions, suggestifs de projections théâtrales. (…)

















































